Nos deux globe-trotteuses du design...

Posté par: Magaly LACASCADE Il y a 10 mois, 2 semaines dans INDE

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Après notre trépidante niche africaine entre les montagnes et la mer, nous nous envolons pour l'Inde ! Le bruit, les odeurs, les vaches, et les Indiens curieux qui demandent s'ils peuvent nous prendre en photo : en tant que touristes on se sent comme des arroseurs arrosés : Il y eut des dizaines d'heures dans des trains atypiques à se faire réveiller par les vendeurs de samoussas ; nous atteignons Kochi, pour la BIENNALE INTERNATIONALE D'ART COMTEMPORAIN. A nouveau le train et plus au nord nous voici dans un petit village rural aux alentours de Vijayawada où se pratique le "block printing" ou impression sur textiles grâce à des teintures naturelles et à des tampons en bois gravé. Le train encore pour une visite du dernier centre de tissage à la main tenu par le gouvernement, aux frontières de la ville d'Hyderabad, célèbre dans tout le pays pour son plat de riz en sauce, le byriani, avec le plaisir d'y goûter chez l'habitant, l'une des familles les plus accueillantes que l'on puisse rencontrer. À Hyderabad, le motif régional du tissage se nomme l'ikat. Il a des applications autant traditionnelles que contemporaines, pour les vêtements et les intérieurs.

Et on reprend le train pour le retour à la maison - ou presque... Nous dormons à Kolkata chez une famille d'Anciens Martins de La Martinière Kolkata. Ils nous font visiter l'établissement des garçons, puis celui des filles ; nous saluons la statue du Major Général Claude Martin. Ici on se croirait à Poudlard, l'école d'Harry Potter ! Il y a quatre "maisons/équipes" avec chacune sa couleur : elles gagnent des points grâce aux réussites scolaires des élèves ; et à la fin de l'année on remet le prix à la maison gagnante. Tous les quatre ans, a lieu aussi une rencontre sportive avec La Martinière de Luknow, plus à l'ouest dans le pays.

Même si le rapport à l'autorité et à l'éducation est similaire au système français d'il y a cinquante ans, et que ces activités ne se font que du côté des garçons, encore séparés des filles, toutefois l'ensemble de ces initiatives donne une âme particulière à l'École, comme le nom de chaque élève ayant obtenu son diplôme gravé de ses propres mains sur les marches en pierre. Et c'est une expérience extraordinaire que de se lier d'amitié avec des Martins de l'autre bout du monde. après cela, nous avons dû quitter l'Inde pour pouvoir renouveler notre visa et nous avons donc fait un détour par la Thaïlande. Nous y avons visité le petit village d'artisans du bois de Baan Tawai au sud de Chang Mai. Début mars nous étions de retour sur les marchés indiens ! À Delhi d'abord, puis à Jaipur, la ville rose où les chevaux, chameaux et éventuels éléphants ralentissent la circulation. Nous y rencontrons des tourneurs de bois et de marbre, ainsi que la nouvelle génération de designers indiens, comme le jovial Dhruv et ses lunettes rondes, fondateur de l'Atelier DS, ou Nikhit & Mukesh, le duo qui gère Studio Decube.

Nous traversons alors le chaos de la ville de Mathura, lieu de naissance du dieu hindou Krishna, pendant son festival religieux : Holi pendant lequel tout le monde se jette de la poudre colorée. Puis nous arrivons à Agra. C'est du pied du Taj Mahal que nous vous écrivons. Nous avons rencontré ici une designer textile exceptionnelle, proposant des collections magnifiques de pièces uniques finament brodées à la main. En Inde, les femmes portent pour la plupart des saris, grandes étendues de tissus élégants qui les encerclent, ni robe ni jupe... C'est extraordinaire de marcher à côté de telles princesses ! Pourtant bientôt nous hisserons à nouveau les voiles vers l'est.

Madeleine Mangan, promo 2016

Émeline Lejeune, promo 2016

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Commentaires

COLLARDEAU

Il y a 10 mois, 1 semaine

Bravo pour votre aventure. Je vous imagine devant le Taj Mahal. C'est superbe! J'y suis passé en octobre 2016; magnifique.

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