Découverte de la caverne du Pont d’Arc (07) le 26 septembre 2017

Posté par: Magaly LACASCADE Il y a 6 mois

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Le 18 décembre 1994, 3 spéléologues, Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel, Christian Hilaire, découvraient à Vallon Pont d'Arc, la grotte longue de 242 m, vieille de 36 000 ans. Grâce à l'effondrement d'il y a 21 500 ans de son entrée naturelle, elle a été miraculeusement protégée. En juin 2014, l'UNESCO l'a classée au patrimoine mondial de l'humanité la grotte ornée du Pont d'Arc dite "grotte Chauvet" : 1 000 dessins dont 425 animaux, surtout dangereux, les ours étaient hauts de 3,5 m, pesant de 0,4 à 0,6 t. Maintenant, elle ne peut être ouverte qu'à certains scientifiques spécialisés.

En 2012, les collectivités locales ont acheté 29 ha d'espaces boisés voisins. La copie des 8 500 m² de la grotte originale a été réduite à 3 000 m². Pour reconstituer certaines salles de 50 m de largeur, 30 m de hauteur, la classique construction habituelle depuis le sol, fut inimaginable. Deux énormes poutres, un plafond auquel est suspendue une charpente "squelette métallique", 150 km de tiges d'acier pliées, soudées, suivant le profil des parois et des voûtes. Puis projection de mortier à partir de pierres locales. Et finition à la truelle, stylet, par des artistes copieurs ; l'ensemble d'une masse de 1 200 tonnes. Autour, un cylindre de béton encastré dans la pente de la colline. La façade de l'entrée longue de 100 m, haute de 14 m, ressemble de loin à une falaise caractérisée par une triangulation ; elle a été un véritable défi technique : 35 entreprises industrielles, artisanales, artistiques, ont été impliquées. 800 personnes, 30 mois de travaux pour réaliser l'ensemble.

Depuis 2015, cette grande réplique, devenue "caverne du Pont d'Arc", reproduit les 27 panneaux pariétaux les plus significatifs, reconstitués par des artistes plasticiens dans leurs ateliers de Montignac et Toulouse, via la modélisation par scanner. Ainsi les très belles concrétions géologiques allant du blanc au beige, ocre, rose : statuettes, gours, fistuleuses, draperies, voiles transparents sont éblouissants. 450 vestiges osseux d'animaux ont été réalisés en résine, le tout transporté, puis assemblé dans leur nouvel écrin.

Sa création à la fois culturelle, scientifique et technologique, en fait la plus grande réplique ornée au monde : peintures au charbon de bois, sculptures au silex, telle une chevauchée fantastique mise en relief par l'estompe, peut-être l'ancêtre du dessin animé !

La visite guidée exige 45 mn.

Autour, la restauration en self service, le pôle pédagogique, l'espace événementiel, la galerie de l'aurignacien, le parc aux cars et voitures. Pour les curieux "gloutons", consacrer la journée.

Mais essayons de déambuler dans ce site original. Cette grotte ne pourrait-elle être qu'un simple lieu de rencontre ? Comme le siège des Martins. Pascal Magoutier et Jean-Michel Geneste, directeur des recherches de la caverne, nous ont permis de le croire, après leur film documentaire de 25 mn, lors de la dernière fête de la science.

Ces humains de cro-magnon, s'exprimaient par gravures, dessins, peintures, coquilles, matières osseuses, statuettes animales. Cet art préhistorique de leur quotidien co-existaient avec leurs tâches journalières.

Mais pourquoi ont-ils peint leurs mains sur les parois ? L'"Europe Unie" a lancé, mi 2017, la création d'une base de données internet provenant de 36 grottes. Les chercheurs européens devront trouver la signification de ces nombreux messages. Formes de chamanismes ? ou mise en garde de danger ? ou...?

Durant cette visite, chacun a pu rêver, avant de revenir dans notre monde dit "civilisé".

Maurice Chabut (64)

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Commentaire en attente de modération Il y a 5 mois, 4 semaines

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